Les Jeunes UDF de Haute-Vienne condamnent les récents propos de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal à l'encontre de « l'euro fort » et de « l'autisme » de la Banque Centrale Européenne (BCE).
Cette surenchère de critiques sur l'indépendance de la BCE dans le cadre de la campagne présidentielle française révèle l'irresponsabilité de candidats en mal de thèmes porteurs.
De telles attaques présentent un danger pour la crédibilité de la France dans l'Union européenne et illustrent l'attitude condescendante des représentants politiques français à l'encontre des Etats membres de l'UE, traités non comme des partenaires, mais comme des vassaux. C'est une illusion de penser que Paris peut décider seul du sort de l'Europe. Rappelons que les pays de la zone euro ont tous accepté d'instituer l'indépendance de la BCE par le traité de Maastricht.
Accuser le cours élevé de l'euro de miner l'économie française est mensonger. Les exportations allemandes et la croissance économique parmi les membres de l'Eurozone se portent bien... Le chômage et les difficultés en France relèvent d'abord de nos difficultés internes.
Les Jeunes UDF dénoncent le comportement de ces candidats qui participe d'une tendance néfaste mais commode consistant à rendre l'Europe responsable des maux de l'hexagone.
La BCE, comme toutes les banques centrales aujourd'hui, a pour mission principale de maintenir l'inflation sous la barre des 2% puis de se préoccuper de croissance. C'est d'autant plus vrai que l'euro a vocation à être une monnaie forte. N'ayant pas un Etat unique en face d'elle, la BCE ne peut alors qu'être indépendante.
Si l'on veut effectivement envisager d'élargir les missions de la BCE et obtenir d'elle plus de transparence, ce débat devra être mené avec nos partenaires européens. Ce ne doit pas être l'objet de déclarations électoralistes qui mettent en danger les relations de confiance avec nos voisins.